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Cancers du sein et colorectal : les Français mauvais élèves des dépistages


Santé Publique France vient de communiquer les chiffres de participation aux dépistages du cancer du sein et du cancer colorectal : ils ne sont pas bons !


Généralisé sur le territoire français depuis 2004-2005, le programme de dépistage du cancer du sein n’a toujours pas rencontré le succès escompté. La participation diminue même depuis le début des années 2010, selon les deux auteures du rapport.

Les Françaises de 50 à 74 ans ne sont ainsi que 50,6 % à faire pratiquer tous les deux ans à un examen clinique des seins et une mammographie. Un taux très faible quand on sait que l’objectif européen est d’au moins 70%. Certes les années Covid n’ont pas aidé, mais il est temps que les femmes françaises considèrent avec sérieux ce dépistage organisé. De fait, pour mémoire, en 2018, il y a eu 58 000 nouveaux cas de cancers du sein et 12 000 décès en France.


Le cancer colorectal a fait lui l’objet d’une autre étude. C'est la deuxième cause de décès par cancer en France (chaque année 43 000 nouveaux cas et plus de 17 000 décès). Le programme de dépistage (DOCCR), généralisé en France en 2008-2009, consiste en un test de détection de sang occulte dans les selles et est proposé tous les deux ans à toutes les personnes âgées de 50 à 74 ans. Pour la période 2020-2021, marquée par la pandémie de Covid-19, le taux de participation au programme DOCCR, "est faible, autour de 32 %". On pouvait imaginer que la consultation d'un médecin généraliste pour retirer le kit de dépistage pouvait constituer "un frein", de nouvelles modalités de remise ont donc été instaurées en 2022. Il est désormais possible de possibilité de commander son kit en ligne ou de le retirer en pharmacie.


Rédaction : Karin Tourmente-Leroux

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